La liberté de culte respectée

Partie intégrante de la nation vietnamienne, les Khmers sont libres de vivre leur vie spirituelle comme ils l’entendent, tant que cela reste conforme à la loi sur la liberté de religion et de croyance, qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2018.

Les moines khmers sont membres de l’Église bouddhique vietnamienne, qui facilite leurs études religieuses. Nombre d’entre eux ont suivi ou suivent actuellement des formations en doctorat ou en master à l’étranger, notamment en Inde, au Sri Lanka, en Thaïlande, au Cambodge et au Myanmar. L’Académie de bouddhisme theravada khmer, fondée en septembre 2006 à Cân Tho, est l’une des quatre académies de l’Église bouddhique du Vietnam. Elle forme des licenciés en bouddhisme theravada et propose des cours de perfectionnement pour les moines du delta du Mékong.

En dehors de leur vie spirituelle, certains bouddhistes khmers participent activement à la vie politique, notamment au sein des Conseils populaires et du Front de la Patrie du Vietnam. Ils sont reconnus par l’État comme des personnes influentes et compétentes dans la vulgarisation de la loi auprès de leur communauté, comme nous l’indique Néang Sâm Bô, vice-présidente du Comité populaire de la commune d’O Lâm, dans la province d’An Giang.

“Notre commune abrite une importante communauté khmère, qui pratique sa foi en toute liberté. Les autorités locales favorisent l’organisation de festivités religieuses et accompagnent les établissements de culte dans leur mise en conformité avec la loi», affirme-t-elle.

La sécurité sociale garantie

Dotés d’un patrimoine culturel riche et diversifié, les Khmers du Vietnam préservent bien des traditions ancestrales. Leurs fêtes les plus importantes sont la Sene Dolta en l’honneur des ancêtres, qui a lieu du 29e jour du 8e mois au 1er jour du 9e mois lunaire, la Chol Chnam Thmay ou le Nouvel An khmer, qui tombe au milieu d’avril, et la Ok Om Bok qui a lieu au 15e jour du 10e mois lunaire. Cette dernière fête se tient en hommage à la Lune, la divinité des récoltes pour les Khmers. Les trois événements attirent chaque année de très nombreux participants, mais aussi des touristes de tous les coins du pays.

Les pagodes occupent une place centrale dans la vie spirituelle des Khmers. Chaque année, les autorités publiques leur accordent un soutien financier pour les remettre en état. Elles veillent également à l’amélioration constante de leur niveau de vie. Le vénérable Chau Son Hy, prieur de la pagode Sà Lon, dans la province d’An Giang, le reconnaît volontiers.

“L’État s’occupe bien de la sécurité sociale des Khmers. Le mouvement d’instauration de la nouvelle ruralité a permis de réduire drastiquement l’écart de développement entre la campagne et la ville. Si auparavant, les ruraux devaient utiliser l’eau de puits ou aller très loin pour en trouver, aujourd’hui, l’État nous fournit l’eau propre à la maison. Les routes sont éclairées, les hôpitaux et les écoles sont corrects. Le niveau de vie à la campagne et la ville est désormais presque identique», se félicite-t-il.

Que ce soit sur le plan spirituel ou social, les Khmers en tant que minorité ethnique bénéficient d’une attention particulière de l’État. Libres de perpétuer leurs traditions, ils sont encouragés à participer à la construction d’un Vietnam pacifique et toujours plus prospère.